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poèsie du net
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Marie



Inscrit le: 30 Juin 2005
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MessagePosté le: 22-02-2010 12:06    Sujet du message: bonjour Répondre en citant

bonjour BOB, j'ai passé un dimanche trés calme devant lé télé, et toi??? gros bisous et bonne journée!!!!
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bob



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Localisation: longwy

MessagePosté le: 23-02-2010 11:50    Sujet du message: Répondre en citant

bonjour marie

un debut de dimanche calme

ensuite les petits enfants, sont venor gouter a 4 heures

j'avais fait des beignets
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Marie



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Messages: 11840

MessagePosté le: 23-02-2010 12:42    Sujet du message: poèsie du net Répondre en citant



L'ivresse du printemps

Oh ! qui n'eût partagé l'ivresse universelle
Que l'air, le jour, l'insecte, apportaient sur leur aile ? [...]
La sève de nos sens, comme celle des arbres,
Eût fécondé des troncs, eût animé des marbres ;
Et la vie, en battant dans nos seins à grand coup,
semblait vouloir jaillir et déborder de nous.
Nous courions ; des grands rocs nous franchissions les fentes ;
Nous nous laissions rouler dans l'herbe sur les pentes ;
Sur deux rameaux noués, le bouleau nous berçait ;
Notre biche étonnée à nos pieds bondissait ;
Nous jetions de grands cris pour ébranler les voûtes
Des arbres, d'où pleuvait la sève à grosses gouttes ;
Nous nous perdions exprès, et, pour nous retrouver,
Nous restions des moments, sans paroles, à rêver.

Alphonse de Lamartine

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Marie



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MessagePosté le: 01-03-2010 13:15    Sujet du message: poèsie du net Répondre en citant



Albert SAMAIN (1858-1900)


Hiver
Le ciel pleure ses larmes blanches
Sur les jours roses trépassés ;
Et les amours nus et gercés
Avec leurs ailerons cassés
Se sauvent, frileux, sous les branches.

Ils sont finis les soirs tombants,
Rêvés au bord des cascatelles.
Les Angéliques, où sont-elles !
Et leurs âmes de bagatelles,
Et leurs coeurs noués de rubans ?...

Le vent dépouille les bocages,
Les bocages où les amants
Sans trêve enroulaient leurs serments
Aux langoureux roucoulements
Des tourterelles dans les cages.

Les tourterelles ne sont plus,
Ni les flûtes, ni les violes
Qui soupiraient sous les corolles
Des sons plus doux que des paroles.
Le long des soirs irrésolus.

Cette chanson - là-bas - écoute,
Cette chanson au fond du bois...
C'est l'adieu du dernier hautbois,
C'est comme si tout l'autrefois
Tombait dans l'âme goutte à goutte.

Satins changeants, cheveux poudrés,
Mousselines et mandolines,
O Mirandas ! O Roselines !
Sous les étoiles cristallines,
O Songe des soirs bleu-cendrés !

Comme le vent brutal heurte en passant les portes !
Toutes, - va ! toutes les bergères sont bien mortes.

Morte la galante folie,
Morte la Belle-au-bois-jolie,
Mortes les fleurs aux chers parfums !

Et toi, soeur rêveuse et pâlie,
Monte, monte, ô Mélancolie,
Lune des ciels roses défunts.

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coujou



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MessagePosté le: 02-03-2010 11:54    Sujet du message: Répondre en citant

A chaque regard, l’attention…
A chaque mot, la réflexion…
A chaque geste, la peur…
A chaque pas, la sueur…
Et je glisse chaque jour noir
Dans cet infini couloir…
Dans cette danse des pensées…
Dans cet ouragan de souvenirs gardés…
Mon âme ne peut plus…
Mon âme s’est perdue…
Et je me réveille au petit matin,
En ayant dans mes yeux bruns,
La lueur de ce monde sans pitié
Qui laisse des blessures inestimées…

Valérie S. (Art et Poèmes)
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Marie



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MessagePosté le: 02-03-2010 12:33    Sujet du message: poèsie Répondre en citant

merci coujou pour ce poème un peut triste, mais trés beau, bonne journée et bises!!!!!
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coujou



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Messages: 2529
Localisation: pays de loire

MessagePosté le: 02-03-2010 22:55    Sujet du message: Répondre en citant

Après la tempête
******************************
Ce jour là il faisait si froid,

Je sentais le vent s'abattre sur moi,

Pourtant je ne tremblais pas,

J'étais debout, figé là,

A te regarder,

En train de t'éloigner,

En train d'emporter une partie de mon cœur,

Un peu plus loin d'heure en heure,

Et moi je te regardais,

Sachant que cette partie ne me reviendrait jamais,

Je te regardais partir,

Sans même intervenir,

Je te regardais me tuer,

Sans peur ni pitié,

Tu ne savais pas que je t'aimais autant,

Tu ne pensais pas que je pleurerai tant,

Tu n'as jamais su que sans toi je n'existais plus,

Tu n'as jamais cru que loin de toi j'étais perdu,

Mais pourtant j'aurai donné ma vie pour toi,

J'aurai pu mourir crois moi,

Parce que sans toi rien ne me relève,

Parce qu'avec toi je vis un rêve...
Laughing
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Marie



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MessagePosté le: 03-03-2010 11:52    Sujet du message: poèsie Répondre en citant

coujou il est de toi ce Poème????? trés beau!!!!!
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Marie



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MessagePosté le: 03-03-2010 11:55    Sujet du message: poèsie du net Répondre en citant



À NINON

Si je vous le disais pourtant, que je vous aime,
Qui sait, brune aux yeux bleus, ce que vous en diriez ?
L'amour, vous le savez, cause une peine extrême ;
C'est un mal sans pitié que vous plaignez vous-même ;
Peut-être cependant que vous m'en puniriez.

Si je vous le disais, que six mois de silence
Cachent de longs tourments et des voeux insensés :
Ninon, vous êtes fine, et votre insouciance
Se plaît, comme une fée, à deviner d'avance ;
Vous me répondriez peut-être : Je le sais.

Si je vous le disais, qu'une douce folie
A fait de moi votre ombre, et m'attache à vos pas :
Un petit air de doute et de mélancolie,
Vous le savez, Ninon, vous rend bien plus jolie ;
Peut-être diriez-vous que vous n'y croyez pas.

ALFRED DE MUSSET

* * *


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MessagePosté le: 10-03-2010 12:22    Sujet du message: poèsie du net Répondre en citant



Si l'amour était ce que la rose est,
Et si j'étais semblable à un pétale,
Nos vies avanceraient ensemble
Par temps triste ou riant.
Algernon Charles Swinburne (1837-1909

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Marie



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MessagePosté le: 11-03-2010 13:39    Sujet du message: poèsie du net Répondre en citant



Gardons l'innocence
Et l'insouciance
De nos jeux d'antan, troublants.
N'aie pas de regret
Fais moi confiance. et pense
A tous les no way
L'indifférence des sens
N'aie pas de regret
Fais la promesse, tu sais que
L'hiver et l'automne n'ont pu s'aimer."
Mylène Farmer, Regrets.

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Marie



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MessagePosté le: 13-03-2010 11:29    Sujet du message: poèsie du net Répondre en citant



Albert SAMAIN (1858-1900)


Extrême-Orient
I

Le fleuve au vent du soir fait chanter ses roseaux.
Seul je m'en suis allé. - J'ai dénoué l'amarre,
Puis je me suis couché dans ma jonque bizarre,
Sans bruit, de peur de faire envoler les oiseaux.

Et nous sommes partis, tous deux, au fil de l'eau,
Sans savoir où, très lentement. - O charme rare,
Que donne un inconnu fluide où l'on s'égare !...
Par instants, j'arrêtais quelque frêle rameau.

Et je restais, bercé sur un flot d'indolence,
A respirer ton âme, ô beau soir de silence...
Car j'ai l'amour subtil du crépuscule fin ;

L'eau musicale et triste est la soeur de mon rêve
Ma tasse est diaphane, et je porte, sans fin,
Un coeur mélancolique où la lune se lève.

II

La vie est une fleur que je respire à peine,
Car tout parfum terrestre est douloureux au fond.
J'ignore l'heure vaine, et les hommes qui vont,
Et dans 1'Ile d'Émail ma fantaisie est reine.

Mes bonheurs délicats sont faits de porcelaine,
Je n'y touche jamais qu'avec un soin profond ;
Et l'azur fin, qu'exhale en fumant mon thé blond,
En sa fuite odorante emporte au loin ma peine.

J'habite un kiosque rose au fond du merveilleux.
J'y passe tout le jour à voir de ma fenêtre
Les fleuves d'or parmi les paysages bleus ;

Et, poète royal en robe vermillon,
Autour de l'éventail fleuri qui l'a fait naître,
Je regarde voler mon rêve, papillon.

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Marie



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MessagePosté le: 16-03-2010 12:15    Sujet du message: poèsie du net Répondre en citant



J'arrive où je suis étranger

--------------------------------------------------------------------------------

Rien n'est précaire comme vivre
Rien comme être n'est passager
C'est un peu fondre comme le givre
Et pour le vent être léger
J'arrive où je suis étranger

Un jour tu passes la frontière
D'où viens-tu mais où vas-tu donc
Demain qu'importe et qu'importe hier
Le coeur change avec le chardon
Tout est sans rime ni pardon

Passe ton doigt là sur ta tempe
Touche l'enfance de tes yeux
Mieux vaut laisser basses les lampes
La nuit plus longtemps nous va mieux
C'est le grand jour qui se fait vieux

Les arbres sont beaux en automne
Mais l'enfant qu'est-il devenu
Je me regarde et je m'étonne
De ce voyageur inconnu
De son visage et ses pieds nus

Peu a peu tu te fais silence
Mais pas assez vite pourtant
Pour ne sentir ta dissemblance
Et sur le toi-même d'antan
Tomber la poussière du temps

C'est long vieillir au bout du compte
Le sable en fuit entre nos doigts
C'est comme une eau froide qui monte
C'est comme une honte qui croît
Un cuir à crier qu'on corroie

C'est long d'être un homme une chose
C'est long de renoncer à tout
Et sens-tu les métamorphoses
Qui se font au-dedans de nous
Lentement plier nos genoux

O mer amère ô mer profonde
Quelle est l'heure de tes marées
Combien faut-il d'années-secondes
A l'homme pour l'homme abjurer
Pourquoi pourquoi ces simagrées

Rien n'est précaire comme vivre
Rien comme être n'est passager
C'est un peu fondre comme le givre
Et pour le vent être léger
J'arrive où je suis étranger


Louis Aragon


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Marie



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MessagePosté le: 21-03-2010 12:50    Sujet du message: poèsie Répondre en citant

voici pour vous distraire en ce dimanche tout gris!!!!!


Albert SAMAIN (1858-1900)


En printemps ...
En printemps, quand le blond vitrier Ariel
Nettoie à neuf la vitre éclatante du ciel,
Quand aux carrefours noirs qu’éclairent les toilettes
En monceaux odorants croulent les violettes
Et le lilas tremblant, frileux encor d’hier,
Toujours revient en moi le songe absurde et cher
Que mes seize ans ravis aux candeurs des keepsakes
Vivaient dans les grands murs blancs des bibliothèques
Rêveurs à la fenêtre où passaient des oiseaux...
Dans des pays d’argent, de cygnes, de roseaux
Dont les noms avaient des syllabes d’émeraude,
Au bord des étangs verts où la sylphide rôde,
Parmi les donjons noirs et les châteaux hantés,
Déchiquetant des ciels d’eau-forte tourmentés,
Traînaient limpidement les robes des légendes.

Ossian ! Walter Scott ! Ineffables guirlandes
De vierges en bandeaux s’inclinant de profil.
Ô l’ovale si pur d’alors, et le pistil
Du col où s’éploraient les anglaises bouclées !
Ô manches à gigot ! Longues mains fuselées
Faites pour arpéger le coeur de Raphaël,
Avec des yeux à l’ange et l’air " Exil du ciel " ,
Ô les brunes de flamme et les blondes de miel !

Mil-huit-cent-vingt... parfum des lyres surannées ;
Dans vos fauteuils d’Utrecht bonnes vieilles fanées,
Bonnes vieilles voguant sur " le lac " étoilé,
Ô âmes soeurs de Lamartine inconsolé.
Tel aussi j’ai vécu les sanglots de vos harpes
Et vos beaux chevaliers ceints de blanches écharpes
Et vos pâles amants mourant d’un seul baiser.
L’idéal était roi sur un grand coeur brisé.

C’était le temps du patchouli, des janissaires,
D’Elvire, et des turbans, et des hardis corsaires.
Byron disparaissait, somptueux et fatal.
Et le cor dans les bois sonnait sentimental.

Ô mon beau coeur vibrant et pur comme un cristal.



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Marie



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MessagePosté le: 25-03-2010 12:18    Sujet du message: poèsie du net Répondre en citant



Albert SAMAIN (1858-1900)


Clydie
Sur le vieux banc qu’ombrage un vert rideau de vigne
Clydie aux bandeaux purs, Clydie au col de cygne
Dévide, pour broder des oiseaux et des fleurs,
Un écheveau de soie aux brillantes couleurs.
Devant elle Palès tient, comme elle l’ordonne,
Sur ses petites mains l’écheveau monotone,
Et laissant par moments échapper un soupir
Remonte un peu le bras que l’ennui fait fléchir.
Le fil court. Par instants la blanche fiancée
Suspend sa main qui tourne et, soudain oppressée
Des premières langueurs de sa jeune saison,
Rêve au temps qui viendra de quitter la maison...
Alors comme un oiseau qui voit la cage ouverte
Palès se tourne et mord dans une pomme verte.


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Marie



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MessagePosté le: 08-04-2010 12:26    Sujet du message: poèsie du net Répondre en citant



Albert SAMAIN (1858-1900)


L'agréable leçon
Dans la brise ailée et sonore
S’éveillent les dieux bocagers ;
Et le chalumeau des bergers
Brode de ses accords légers
Le voile rose de l’aurore.

Tircis aux pieds d’Églé dit son âme amoureuse.
L’air est bleu ; la rosée étincelle aux buissons ;
Le ruisseau d’argent clair brille dans les cressons,
Et le chien noir a l’oeil sur la brebis peureuse.

Sur ses pipeaux Tircis à la Journée Heureuse
Prélude ; mais soudain, jalousant ses chansons,
Églé veut à son tour, par d’aimables leçons,
D’une haleine qui chante emplir la flûte creuse.

Inhabile, elle souffle, et, penché sur son cou,
Tircis lève, descend ses doigts sur chaque trou,
Et les maintient crispés sur des accords moroses.

Églé s’irrite ; alors, Tircis pour l’apaiser
Sur sa bouche vermeille appuie un long baiser ;
Et la flûte à leurs pieds roule parmi les roses...

Dans la lumière qui recule
S’endorment les dieux bocagers ;
Et le chalumeau des bergers
Suspend ses accords prolongés
Au voile bleu du crépuscule.

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Marie



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MessagePosté le: 09-04-2010 12:49    Sujet du message: poèsie du net Répondre en citant

pour vous donner une envie d'évasion


Ma Provence, elle vibre sous un ciel d’azur,
Ou le vent emporte tous les nuages,
Sans le moindre écueil, la moindre armure,
Laissant des soupirs dans son sillage.

Ma Provence, elle sent la lavande,
Le long de ses plaines et ses landes,
Ou bien des amours de jeunesse,
Ont laissés des fruits d’allégresse.

Ma Provence à des reflets de marine,
Lorsque sortent des ports, les pointus,
Pour ramener d’un large perdu,
Toutes ces magnifiques sardines.

Ma Provence, on la connaît partout,
Aux sons de ces accents bien de chez nous,
Rendants jaloux bien des visiteurs,
Car chez nous le soleil est dans notre cœur.

Ma Provence elle est dans mon âme,
A chaque détour, elle m’enflamme,
Et jamais je ne m’en éloigne,
C’est pour ça que j’en témoigne !


Hathor - 2007


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MessagePosté le: 10-04-2010 11:05    Sujet du message: POESIE DU NET Répondre en citant





L'ÂME SOLITAIRE (extraits)



J 'attends. Le vent gémit. Le soir vient.



J'attends. Le vent gémit. Le soir vient. L'heure sonne.
Mon cœur impatient s'émeut. Rien ni personne.
J'attends, les yeux fermés pour ne pas voir le temps
Passer en déployant les ténèbres. J'attends.
Cédant au sommeil dont la quiétude tente,
J'ai passé cette nuit en un rêve d'attente.
Le jour est apparu baigné d'or pourpre et vif,
Comme hier, comme avant, mon cœur bat attentif.
Et je suis énervé d'attendre, sans comprendre,
Comme hier et demain, ce que je puis attendre.
J'interroge mon cœur, qui ne répond pas bien..

albert lozeau




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Marie



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MessagePosté le: 13-04-2010 12:43    Sujet du message: poèsie du net Répondre en citant



Albert SAMAIN (1858-1900)


J'aime l'aube aux pieds nus qui se coiffe de thym
J’aime l’aube aux pieds nus qui se coiffe de thym,
Les coteaux violets qu’un pâle rayon dore,
Et la persienne ouverte avec un bruit sonore,
Pour boire le vent frais qui monte du jardin,

La grand’rue au village un dimanche matin,
La vache au bord de l’eau toute rose d’aurore,
La fille aux claires dents, la feuille humide encore,
Et le divin cristal d’un bel oeil enfantin.

Mais je préfère une âme à l’ombre agenouillée,
Les grands bois à l’automne et leur odeur mouillée,
La route où tinte, au soir, un grelot de chevaux,

La lune dans la chambre à travers les rideaux,
Une main pâle et douce et lente qui se pose,
"Deux grands yeux pleins d’un feu triste",et,sur toute chose

Une voix qui voudrait sangloter et qui n’ose...



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Marie



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MessagePosté le: 21-04-2010 12:22    Sujet du message: poèsie du net Répondre en citant



Albert SAMAIN (1858-1900)


Arpège
L'âme d'une flûte soupire
Au fond du pare mélodieux ;
Limpide est l'ombre où l'on respire
Ton poème silencieux,

Nuit de langueur, nuit de mensonge,
Qui poses d'un geste ondoyant
Dans ta chevelure de songe
La lune, bijou d'Orient.

Sylva, Sylvie et Sylvanire,
Belles au regard bleu changeant,
L'étoile aux fontaines se mire,
Allez par les sentiers d'argent,

Allez vite - l'heure est si brève !
Cueillir au jardin des aveux
Les coeurs qui se meurent du rêve
De mourir parmi vos cheveux...
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Anne-B



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MessagePosté le: 25-04-2010 19:22    Sujet du message: poésie Répondre en citant

[b] BonsoirMarie et à tous
Je ne sais plus qui est l'auteur

.................
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Anne-B



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MessagePosté le: 25-04-2010 19:27    Sujet du message: Poésie Répondre en citant

Une autre

De Verlaine
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Marie



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MessagePosté le: 26-04-2010 11:44    Sujet du message: poèsie Répondre en citant

merci ANNE pour ces beaux poèmes , bonne journée !!!!!
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Marie



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MessagePosté le: 26-04-2010 11:47    Sujet du message: poèsie Répondre en citant



J' AIMERAIS TOUT SAVOIR

(Bernard Dimey / Jehan Cayrecastel)

J'aimerais tant savoir comment tu te réveilles,
J'aurais eu le plaisir de t'avoir vue dormir
La boucle de cheveux autour de ton oreille,
L'instant, l'instant précieux où tes yeux vont s'ouvrir.
On peut dormir ensemble à cent lieues l'un de l'autre,
On peut faire l'amour sans jamais se toucher,
L'enfer peut ressembler au Paradis des autres
Jusqu'au jardin désert qu'on n'avait pas cherché.

Quand je m'endors tout seul, comme un mort dans sa barque,
Comme un vieux pharaon je remonte le Nil.
Les années sur ma gueule ont dessiné leur marque,
Mes grands soleils éteints se réveilleront-ils?
On dit depuis toujours, "le soleil est un astre,
Il se lève à cinq heures ou sept heures du matin",
Mais chaque heure pour moi n'est qu'un nouveau désastre,
Il n'est pas sûr du tout qu'il fera jour demain.

Je ne suis jamais là lorsque tu te réveilles,
Alors je parle seul pour faire un peu de bruit,
Mes heures s'éternisent et sont toutes pareilles,
Je ne distingue plus ni le jour ni la nuit,
Je ne crois pas en Dieu mais j'aime les églises,
Et ce soir je repense au gisant vénitien
Qui me ressemblait tant… Mais la place était prise
Toi seule sait vraiment pourquoi je m'en souviens
BERNARD DIMEY

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Anne-B



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MessagePosté le: 29-04-2010 18:13    Sujet du message: poésies Répondre en citant

edit
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MessagePosté le: 30-04-2010 12:58    Sujet du message: PO7SIE Répondre en citant

POUR VOTRE PLAISIR


Le Voyageur

Tu savais que mon cœur aurait soif de beauté
Et semas sur mes pas tes splendeurs naturelles ;
Aussi bien chaque fois, en me penchant sur elles,
N’ai-je point entendu l’infini chuchoter.

Je vous vis sur les eaux, étoiles, clignoter ;
Ô roses du jardin, comme vous étiez belles ;
Sur ces rives j’avais, ô mouettes, vos ailes ;
Vagues, parfums, sur vous ma peine a su flotter !

Mais de tous les pays, un seul sans fin m’enivre ;
Ont-ils saisi le chant de la douceur de vivre
Ceux qui n’ont pas connu les lacs italiens !

À cette heure où je vois tomber le crépuscule
Je me sens attaché par de puissants liens
Aux seuls ciels où ton nom comme une étoile brûle.



JEAN KOBS

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Anne-B



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MessagePosté le: 01-05-2010 20:43    Sujet du message: Répondre en citant

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Dernière édition par Anne-B le 02-05-2010 14:50; édité 1 fois
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MessagePosté le: 02-05-2010 11:07    Sujet du message: poèsie Répondre en citant

merci ANNA B pour ce joli poème, bonne journée a toi!!!!!


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Anne-B



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MessagePosté le: 03-05-2010 07:16    Sujet du message: poésie du net Répondre en citant



Marie je viens presque tout les jours lire les poésies que tu nous offre
et puis parceque j'aime bien ça !...




(1802-1885), Les Contemplations (1856), Livre V, XXIV. En 1843,
Victor Hugo perd sa fille Léopoldine, qui s'est noyée dans la Seine à Villequier.
Sa poésie Lyrique nous démontre son émotion

suite la mort
de sa fille

.............<< J'ai cueilli cette fleur pour toi sur la colline.
Dans l'âpre escarpement qui sur le flot s'incline,
Que l'aigle connaît seul et seul peut approcher,
Paisible, elle croissait aux fentes du rocher.
L'ombre baignait les flancs du morne promontoire ;
Je voyais, comme on dresse au lieu d'une victoire
Un grand arc de triomphe éclatant et vermeil,
À l'endroit où s'était englouti le soleil,
La sombre nuit bâtir un porche de nuées.
Des voiles s'enfuyaient, au loin diminuées ;
Quelques toits, s'éclairant au fond d'un entonnoir,
Semblaient craindre de luire et de se laisser voir.
J'ai cueilli cette fleur pour toi, ma bien-aimée.
Elle est pâle, et n'a pas de corolle embaumée,
Sa racine n'a pris sur la crête des monts
Que l'amère senteur des glauques goémons ;
Moi, j'ai dit : Pauvre fleur, du haut de cette cime,
Tu devais t'en aller dans cet immense abîme
Où l'algue et le nuage et les voiles s'en vont.
Va mourir sur un cœur, abîme plus profond.
Fane-toi sur ce sein en qui palpite un monde.
Le ciel, qui te créa pour t'effeuiller dans l'onde,
Te fit pour l'océan, je te donne à l'amour. —
Le vent mêlait les flots ; il ne restait du jour
Qu'une vague lueur, lentement effacée.
Oh ! comme j'étais triste au fond de ma pensée
Tandis que je songeais, et que le gouffre noir
M'entrait dans l'âme avec tous les frissons du soir !

Victor Hugo [ l]
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Marie



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MessagePosté le: 03-05-2010 10:36    Sujet du message: poèsie Répondre en citant


À UNE FEMME

Enfant ! si j'étais roi, je donnerais l'empire,
Et mon char, et mon sceptre, et mon peuple à genoux
Et ma couronne d'or, et mes bains de porphyre,
Et mes flottes, à qui la mer ne peut suffire,
Pour un regard de vous !

Si j'étais Dieu, la terre et l'air avec les ondes,
Les anges, les démons courbés devant ma loi,
Et le profond chaos aux entrailles fécondes,
L'éternité, l'espace, et les cieux, et les mondes,
Pour un baiser de toi !

(Les Feuilles d’automne)


VICTOR HUGO



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Anne-B



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MessagePosté le: 03-05-2010 22:29    Sujet du message: pésies Répondre en citant

Bonne soirée je ne viendrais pas demain si juste pour regarder rapidement
........
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Marie



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MessagePosté le: 04-05-2010 11:21    Sujet du message: poèsie Répondre en citant

merci pour ce beau poème bises!!!!!
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Anne-B



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MessagePosté le: 06-05-2010 07:03    Sujet du message: poésie Répondre en citant

edit
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Marie



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MessagePosté le: 06-05-2010 10:30    Sujet du message: poèsie Répondre en citant

merci pour tous ces renseignements et ce beau poème voila pour toi et ceux qui voudront bien le lire

Albert SAMAIN (1858-1900)


Chanson violette
Et ce soir-là, je ne sais,
Ma douce, à quoi tu pensais,
Toute triste,
Et voilée en ta pâleur,
Au bord de l'étang couleur
D'améthyste.

Tes yeux ne me voyaient point ;
Ils étaient enfuis loin, loin
De la terre ;
Et je sentais, malgré toi,
Que tu marchais près de moi,
Solitaire.

Le bois était triste aussi,
Et du feuillage obscurci,
Goutte à goutte,
La tristesse de la nuit,
Dans nos coeurs noyés d'ennui,
Tombait toute...

Dans la brume un cor sonna ;
Ton âme alors frissonna,
Et, sans crise,
Ton coeur défaillit, mourant,
Comme un flacon odorant
Qui se brise.

Et, lentement, de tes yeux
De grands pleurs silencieux,
Taciturnes,
Tombèrent comme le flot
Qui tombe, éternel sanglot,
Dans les urnes.

Nous revînmes à pas lents.
Les crapauds chantaient, dolents,
Sous l'eau morte ;
Et j'avais le coeur en deuil
En t'embrassant sur le seuil
De ta porte.

Depuis, je n'ai point cherché
Le secret encor caché
De ta peine...
Il est des soirs de rancoeur
Où la fontaine du coeur
Est si pleine !

Fleur sauvage entre les fleurs,
Va, garde au fond de tes pleurs
Ton mystère ;
Il faut au lis de l'amour
L'eau des yeux pour vivre un jour
Sur la terre.




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Anne-B



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MessagePosté le: 07-05-2010 10:46    Sujet du message: Répondre en citant

Oui Marie c' est un plaisir c' est une recherche qui élève l 'âme et le fortifie le coeur Laughing

Oui bon !....oubliez dans ce cas les poètes qui vous plongent dans leurs malheurs !...

Quoique pour la capacité artistique parfois cela vaux le coup comme lorsque,

c' est dit tel que l' a fait Victor Hugo après la perte de sa fille !....


Edmond ROSTAND (1868-1918) ( Prit sur le net sans copyright)

Edmond Eugène Alexis Rostand, né le 1er avril 1868 à Marseille,
mort le 2 décembre 1918 à Paris,
est un auteur dramatique français.

quel bel homme ! Laughing



Le Petit Chat
C'est un petit chat noir effronté comme un page,
Je le laisse jouer sur ma table souvent.
Quelquefois il s'assied sans faire de tapage,
On dirait un joli presse-papier vivant.

Rien en lui, pas un poil de son velours ne bouge ;
Longtemps, il reste là, noir sur un feuillet blanc,
A ces minets tirant leur langue de drap rouge,
Qu'on fait pour essuyer les plumes, ressemblant.

Quand il s'amuse, il est extrêmement comique,
Pataud et gracieux, tel un ourson drôlet.
Souvent je m'accroupis pour suivre sa mimique
Quand on met devant lui la soucoupe de lait.

Tout d'abord de son nez délicat il le flaire,
La frôle, puis, à coups de langue très petits,
Il le happe ; et dès lors il est à son affaire
Et l’on entend, pendant qu'il boit, un clapotis.

Il boit, bougeant la queue et sans faire une pause,
Et ne relève enfin son joli museau plat
Que lorsqu'il a passé sa langue rêche et rose
Partout, bien proprement débarbouillé le plat.

Alors il se pourlèche un moment les moustaches,
Avec l'air étonné d'avoir déjà fini.
Et comme il s'aperçoit qu'il s'est fait quelques taches,
Il se lisse à nouveau, lustre son poil terni.

Ses yeux jaunes et bleus sont comme deux agates ;
Il les ferme à demi, parfois, en reniflant,
Se renverse, ayant pris son museau dans ses pattes,
Avec des airs de tigre étendu sur le flanc.



Ce lien magnifique que je vous engage à écouter lire etc...

http://www.vertpomme.net/pages/poesies/le_petit_chat.htm
[url=http://www.imagehotel.net/?from=myrfh2yoyt.gif][img]
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Anne-B



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MessagePosté le: 10-05-2010 07:06    Sujet du message: poésie du net Répondre en citant

Le gardien de phare aime trop les oiseaux

Des oiseaux par milliers volent vers les feux
Par milliers ils tombent par milliers ils se cognent
Par milliers aveuglés par milliers assommés
Par milliers ils meurent.

Le gardien ne peut supporter des choses pareilles
Les oiseaux ils les aiment trop
Alors il dit tant pis je m'en fous
Et il éteint tout

Au loin un cargo fait naufrage
Un cargo venant des îles
Un cargo chargé d'oiseaux
Des milliers d'oiseaux des îles

Des milliers d’oiseaux noyés

Jacques Prévert
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lilas



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MessagePosté le: 10-05-2010 09:22    Sujet du message: Répondre en citant

Et quand les enfants s'envolent vers d'autres lieux....



TU T'EN VAS !

Comme la maison
Va paraître vide sans toi !
Mais je comprends tes raisons
Ton choix de vivre fait loi.

J'avais l'impression d'avoir
Toujours mon petit garçon
Près de moi, un certain espoir
Que jamais, d'une certaine façon
Tu quitterais la maison.

Mais voilà, tes préoccupations
Ne sont plus les mêmes
Maintenant tu veux l'approbation
De celle que tu aimes

Un jour ou l'autre, c'est certain
Chacun suit son destin

Même si mon coeur est lourd
Tu resteras pour toujours
Dans le secret des jours
Mon enfant d'amour

Tu t'en vas !
Bonne chance où tu vas
Pour toi je serais toujours là
A écouter le bruit de tes pas

Lisa.....

_________________


on devrait bâtir les villes à la campagne, l'air y est plus pur
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Marie



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MessagePosté le: 10-05-2010 11:27    Sujet du message: poèsie Répondre en citant



Nous dormirons ensemble
Que ce soit dimanche ou lundi
Soir ou matin minuit midi
Dans l'enfer ou le paradis
Les amours aux amours ressemblent
C'était hier que je t'ai dit
Nous dormirons ensembles
C'était hier et c'est demain
Je n'ai plus que toi de chemin
J'ai mis mon cœur entre tes mains
Avec le tien comme il va l'amble
Tout ce qu'il a de temps humain
Nous dormirons ensemble
Mon amour ce qui fut sera
Le ciel est sur nous comme un drap
J'ai refermé sur toi mes bras
Et tant je t'aime que j'en tremble
Aussi longtemps que tu voudras
Nous dormirons ensemble

LOUIS ARAGON


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Marie



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MessagePosté le: 11-05-2010 10:42    Sujet du message: POESIE Répondre en citant



SOLEILS COUCHANTS

J'aime les soirs sereins et beaux...
J'aime les soirs sereins et beaux, j'aime les soirs,
Soit qu'ils dorent le front des antiques manoirs
Ensevelis dans les feuillages ;
Soit que la brume au loin s'allonge en bancs de feu ;
Soit que mille rayons brisent dans un ciel bleu
A des archipels de nuages.
Oh ! regardez le ciel ! cent nuages mouvants,
Amoncelés là-haut sous le souffle des vents,
Groupent leurs formes inconnues ;
Sous leurs flots par moments flamboie un pâle éclair.
Comme si tout à coup quelque géant de l'air Tirait son glaive dans les nues.
Le soleil, à travers leurs ombres, brille encor ;
Tantôt fait, à l'égal des larges dômes d'or,
Luire le toit d'une chaumière ;
Ou dispute aux brouillards les vagues horizons ;
Ou découpe, en tombant sur les sombres gazons,
Comme de grands lacs de lumière.
Puis voilà qu'on croit voir, dans le ciel balayé,
Pendre un grand crocodile au dos large et rayé,
Aux trois rangs de dents acérées ;
Sous son ventre plombé glisse un rayon du soir ;
Cent nuages ardents luisent sous son flanc noir
Comme des écailles dorées.
Puis se dresse un palais.
Puis l'air tremble, et tout fuit
L'édifice effrayant des nuages détruit
S'écroule en ruines pressées ;
Il jonche au loin le ciel, et ses cônes vermeils
Pendent, la pointe en bas, sur nos têtes, pareils
A des montagnes renversées.
Ces nuages de plomb, d'or, de cuivre, de fer,
Où l'ouragan, la trombe, et la foudre, et l'enfer
Dorment avec de sourds murmures,
C'est Dieu qui les suspend en foule aux cieux profonds
Comme un guerrier qui pend aux poutres des plafonds
Ses retentissantes armures.
Tout s'en va ! Le soleil, d'en haut précipité,
Comme un globe d'airain qui, rouge, est rejeté
Dans les fournaises remuées,
En tombant sur leurs flots que son choc désunit
Fait en flocons de feu jaillir jusqu'au zénith
L'ardente écume des nuées.
Oh ! contemplez le ciel ! et dès qu'a fui le jour,
En tout temps, en tout lieu, d'un ineffable amour,
Regardez à travers ses voiles ;
Un mystère est au fond de leur grave beauté,
L'hiver, quand ils sont noirs comme un linceul, l'été,
Quand la nuit les brode d'étoiles

(Les Feuilles d’automne)


VICTOR HUGO

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Géronima



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MessagePosté le: 11-05-2010 18:26    Sujet du message: Répondre en citant



Natacha, c'est moi!!!
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Vivre au présent!
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Anne-B



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MessagePosté le: 12-05-2010 07:13    Sujet du message: poésies Répondre en citant

Bonjour à tout les amateurs de poésie

j'aime !...
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Marie



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MessagePosté le: 14-05-2010 11:28    Sujet du message: poèsie Répondre en citant

pour vous



Albert SAMAIN (1858-1900)


En printemps ...
En printemps, quand le blond vitrier Ariel
Nettoie à neuf la vitre éclatante du ciel,
Quand aux carrefours noirs qu’éclairent les toilettes
En monceaux odorants croulent les violettes
Et le lilas tremblant, frileux encor d’hier,
Toujours revient en moi le songe absurde et cher
Que mes seize ans ravis aux candeurs des keepsakes
Vivaient dans les grands murs blancs des bibliothèques
Rêveurs à la fenêtre où passaient des oiseaux...
Dans des pays d’argent, de cygnes, de roseaux
Dont les noms avaient des syllabes d’émeraude,
Au bord des étangs verts où la sylphide rôde,
Parmi les donjons noirs et les châteaux hantés,
Déchiquetant des ciels d’eau-forte tourmentés,
Traînaient limpidement les robes des légendes.

Ossian ! Walter Scott ! Ineffables guirlandes
De vierges en bandeaux s’inclinant de profil.
Ô l’ovale si pur d’alors, et le pistil
Du col où s’éploraient les anglaises bouclées !
Ô manches à gigot ! Longues mains fuselées
Faites pour arpéger le coeur de Raphaël,
Avec des yeux à l’ange et l’air " Exil du ciel " ,
Ô les brunes de flamme et les blondes de miel !

Mil-huit-cent-vingt... parfum des lyres surannées ;
Dans vos fauteuils d’Utrecht bonnes vieilles fanées,
Bonnes vieilles voguant sur " le lac " étoilé,
Ô âmes soeurs de Lamartine inconsolé.
Tel aussi j’ai vécu les sanglots de vos harpes
Et vos beaux chevaliers ceints de blanches écharpes
Et vos pâles amants mourant d’un seul baiser.
L’idéal était roi sur un grand coeur brisé.

C’était le temps du patchouli, des janissaires,
D’Elvire, et des turbans, et des hardis corsaires.
Byron disparaissait, somptueux et fatal.
Et le cor dans les bois sonnait sentimental.

Ô mon beau coeur vibrant et pur comme un cristal

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Anne-B



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MessagePosté le: 15-05-2010 11:59    Sujet du message: Poésie Répondre en citant

Bonjours bien que ce soit la pluie qui est au rendez-vous!...
Coucou Marie !...


La belle ...
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Marie



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MessagePosté le: 15-05-2010 12:52    Sujet du message: poèsie Répondre en citant

merci ANNE pour ce beau poème, bonne journée bises!!!!!!!!!
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Anne-B



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MessagePosté le: 17-05-2010 10:08    Sujet du message: poésie Répondre en citant

Victor HUGO (1802-1885)


A qui donc sommes-nous ?
A qui donc sommes-nous ? Qui nous a ? qui nous mène ?
Vautour fatalité, tiens-tu la race humaine ?
Oh ! parlez, cieux vermeils,
L'âme sans fond tient-elle aux étoiles sans nombre ?
Chaque rayon d'en haut est-il un fil de l'ombre
Liant l'homme aux soleils ?

Est-ce qu'en nos esprits, que l'ombre a pour repaires,
Nous allons voir rentrer les songes de nos pères ?
Destin, lugubre assaut !
O vivants, serions-nous l'objet d'une dispute ?
L'un veut-il notre gloire, et l'autre notre chute ?
Combien sont-ils là-haut ?

Jadis, au fond du ciel, aux yeux du mage sombre,
Deux joueurs effrayants apparaissaient dans l'ombre.
Qui craindre? qui prier ?
Les Manès frissonnants, les pâles Zoroastres
Voyaient deux grandes mains qui déplaçaient les astres
Sur le noir échiquier.

Songe horrible! le bien, le mal, de cette voûte
Pendent-ils sur nos fronts ? Dieu, tire-moi du doute!
O sphinx, dis-moi le mot !
Cet affreux rêve pèse à nos yeux qui sommeillent,
Noirs vivants! heureux ceux qui tout à coup s'éveillent
Et meurent en sursaut !
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Marie



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MessagePosté le: 17-05-2010 11:08    Sujet du message: poèsie Répondre en citant

merci ANNE


Albert SAMAIN (1858-1900)


J'aime l'aube aux pieds nus qui se coiffe de thym
J’aime l’aube aux pieds nus qui se coiffe de thym,
Les coteaux violets qu’un pâle rayon dore,
Et la persienne ouverte avec un bruit sonore,
Pour boire le vent frais qui monte du jardin,

La grand’rue au village un dimanche matin,
La vache au bord de l’eau toute rose d’aurore,
La fille aux claires dents, la feuille humide encore,
Et le divin cristal d’un bel oeil enfantin.

Mais je préfère une âme à l’ombre agenouillée,
Les grands bois à l’automne et leur odeur mouillée,
La route où tinte, au soir, un grelot de chevaux,

La lune dans la chambre à travers les rideaux,
Une main pâle et douce et lente qui se pose,
"Deux grands yeux pleins d’un feu triste",et,sur toute chose

Une voix qui voudrait sangloter et qui n’ose...


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Anne-B



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MessagePosté le: 22-05-2010 08:09    Sujet du message: Poésie Répondre en citant


Bonjour à tous les amateurs de poémes
Marie , si mes bavardages t'ennuis , enfin si ce n'est pas ce que tu veux pour ton poste ? Ne te gène pas de me le dire je ferais plus simple !merçi . Bisous Anne -B


La poésie engagée ce lien en parles ; http://fr.wikipedia.org/wiki/Po%C3%A9sie_engag%C3%A9e

Et celui- ci aussi ; http://www.discip.crdp.ac-caen.fr/lettres/trois/engage/syntesco.htm

tel ;--------------------------------------------------------------------------

Des poèmes courts et cinglants, une poésie engagée, noire,

parfois abrupte et violente, douce et rêveuse.

Une poésie contestataire, utopique, qui appelle à un autre monde.

Des textes où les mots entrent en résonance et s’ entrechoquent.


Des jeux de mots précis et cruels pour jeter le trouble dans les esprits


Et précipiter les âmes troublées dans la résistance rebelle

-------------------------------------------------------------------------------------


On le dit aussi pour Victor Hugo


Le Mendiant

Un pauvre homme passait dans le givre et le vent.
Je cognai sur ma vitre ; il s'arrêta devant
Ma porte, que j'ouvris d'une façon civile.
Les ânes revenaient du marché de la ville,
Portant les paysans accroupis sur leurs bâts.
C'était le vieux qui vit dans une niche au bas
De la montée, et rêve, attendant, solitaire,
Un rayon du ciel triste, un liard de la terre,
Tendant les mains pour l'homme et les joignant pour Dieu.
Je lui criai : « Venez vous réchauffer un peu.
Comment vous nommez-vous ? » Il me dit : « Je me nomme
Le pauvre. » Je lui pris la main : « Entrez, brave homme. »
Et je lui fis donner une jatte de lait.
Le vieillard grelottait de froid ; il me parlait,
Et je lui répondais, pensif et sans l'entendre.
« Vos habits sont mouillés », dis-je, « il faut les étendre,
Devant la cheminée. » Il s'approcha du feu.
Son manteau, tout mangé des vers, et jadis bleu,
É talé largement sur la chaude fournaise,
Piqué de mille trous par la lueur de braise,
Couvrait l'âtre, et semblait un ciel noir étoilé.
Et, pendant qu'il séchait ce haillon désolé
D'où ruisselait la pluie et l'eau des fondrières,
Je songeais que cet homme était plein de prières,
Et je regardais, sourd à ce que nous disions,
Sa bure où je voyais des constellations.

Victor Hugo, Les Contemplations (1856)


'Un bronze '


Dernière édition par Anne-B le 22-05-2010 17:14; édité 1 fois
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Marie



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MessagePosté le: 22-05-2010 11:16    Sujet du message: poèsie Répondre en citant

tu es la bienvenue sur ce post , et voici un poème de PABLO NERUDA



Le poète

Avant je circulais dans la vie, un amour
douloureux m'entourait: avant je retenais
une petite page de quartz
en clouant les yeux sur la vie.
J'achetais un peu de bonté, je fréquentais
le marché de la jalousie, je respirais
les eaux les plus sourdes de l'envie,l'inhumaine
hostilité des masques et des êtres.
Le monde où je vivais était marécage marin:
le fleur brusquement, le lis tout à coup
me dévorait dans son frisson d'écume,
et là où je posais le pied mon coeur glissait
vers les dents de l'abîme.
Ainsi naquit ma poésie, à peine
arrachée aux orties, empoignée sur
la solitude comme un châtiment,
ou qui dans le jardin de l'impudeur en éloignait
sa fleur la plus secrète au point de l'enterrer.
Isolé donc comme l'eau noire
qui vit dans ses couloirs profonds,
de main en main, je coulais vers l'esseulement
de chacun, vers la haine quotidienne.
je sus qu'ils vivaient ainsi, en cachant
la moitié des être, comme des poissons
de l'océan le plus étrange, et j'aperçus
la mort dans les boueuses immensités.
La mort qui ouvrait portes et chemins.
La Mort qui se faufilait dans les murs.


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Anne-B



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MessagePosté le: 23-05-2010 09:07    Sujet du message: POésies Répondre en citant

le blog ou je l'ai prit
http://www.meceoo.fr/poesie/?p=286

------------------------------------------------------------------------------------


........Une fleur est un Poème

Amoureux et rêveur,
elle est dans notre coeur,
celle qui illumine notre vie,
elle qui est si jolie.

On aimerait tout lui offrir,
pour avoir un de ses sourires,
et être simplement heureux,
quand on est amoureux.

On lui offre un bouquet de fleurs,
avec plein de petits coeurs,
qui sont en chocolats,
pour elle qui est là.

Elle illumine notre vie,
et nous donne simplement envie,
de profiter de l’instant présent,
et d’être son prince charmant.

Elle est si belle et si magnifique,
c’est comme un compte féérique,
on lui donne une fleur cette rose rouge,
pour lui montrer notre amour.


Et la rose en est la reine (Ca c'estde moi ! Very Happy )

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Marie



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MessagePosté le: 27-05-2010 13:32    Sujet du message: poèsie Répondre en citant



POESIES >> Poésie du bonheur


Un sourire
Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup,
Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne,
Il ne dure qu'un instant, mais son souvenir est parfois éternel,
Personne n'est assez riche pour s'en passer,
Personne n'est assez pauvre pour ne pas le mériter,
Il crée le bonheur au foyer, soutient les affaires,
Il est le signe sensible de l'amitié,
Un sourire donne du repos à l'être fatigué,
Donne du courage au plus découragé
Il ne peut ni s'acheter, ni se prêter, ni se voler,
Car c'est une chose qui n'a de valeur qu'à partir du moment où il se donne.
Et si toutefois, vous rencontrez quelqu'un qui ne sait plus sourire,
soyez généreux donnez-lui le vôtre,
Car nul n'a autant besoin d'un sourire que celui qui ne peut en donner aux autres.

Raoul Follereau

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un sourire éclaire votre journée
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